Greffe de cheveux
Greffe DHI
Les greffons passent du prélèvement au cuir chevelu sans étape séparée d'incision — utile dans des situations précises plutôt que supérieur en tout.
En quoi consiste ce traitement
La DHI utilise un implanteur de Choi, instrument en forme de stylo chargé d'une seule unité folliculaire. La pointe réalise l'incision et dépose le greffon d'un même mouvement : il n'y a pas d'étape distincte d'ouverture des incisions.
Le prélèvement est identique à toute FUE. Ce qui change, c'est l'implantation : les greffons restent moins longtemps hors du corps, et le chirurgien contrôle profondeur, angle et direction au moment même de la pose.
Le geste est plus lent par greffon que d'ouvrir puis implanter séparément, d'où son usage fréquent sur des zones définies — ligne frontale, golfes, sourcils — ou pour implanter parmi des cheveux existants.
À qui il peut convenir
Particulièrement utile quand la précision prime sur le volume : affiner une ligne frontale, combler les golfes, densifier entre des cheveux existants sans les léser.
Étant plus lente, la DHI seule se prête moins aux très grandes séances ; certains plans combinent les techniques — DHI sur la ligne frontale, FUE conventionnelle en arrière.
Les fondamentaux restent ceux de toute greffe : chute stabilisée, densité donneuse suffisante, attentes réalistes. DHI, FUE ou combinaison relève d'un jugement clinique, non d'un choix de forfait.
Pourquoi les patients le choisissent
Les greffons restent moins longtemps hors du corps, ce qui est réputé favoriser leur survie, même si l'ampleur de cet effet varie selon les études.
Comme aucune incision préalable n'est nécessaire, la DHI peut implanter entre des cheveux existants avec moins de risque de les abîmer — principale raison de la choisir sur une raréfaction débutante plutôt que sur une zone glabre.
Profondeur, angle et direction se règlent au moment de la pose, offrant un contrôle fin là où le résultat se voit le plus : la ligne frontale.
Le déroulement du traitement
Bilan et dessin
Jour 1
Réserve donneuse et type de chute sont examinés, la ligne frontale est convenue. C'est ici qu'on décide DHI, FUE ou combinaison.
Préparation et anesthésie
Jour 2, matin
La zone donneuse est tondue et l'anesthésie locale réalisée.
Prélèvement
2 à 3 heures
Les unités folliculaires sont extraites une à une, comme en FUE.
Implantation directe
3 à 5 heures
Chaque greffon est chargé dans l'implanteur et posé en un geste, la pointe créant l'incision et délivrant le follicule ensemble.
Premier lavage et consignes
Jour 3
Réalisé à la clinique, avec des consignes écrites dans votre langue.
Ce qui se passe à Istanbul
Une greffe de cheveux représente un séjour unique d'environ trois jours. Le premier jour est consacré au bilan et au dessin, le deuxième à l'intervention — généralement six à huit heures — et le troisième au premier lavage, réalisé à la clinique afin que la technique vous soit montrée et non seulement expliquée. Des consignes écrites vous sont remises dans votre langue, et votre coordinateur reste joignable durant les mois de repousse qui suivent.
Convalescence
La convalescence est essentiellement celle de la FUE. Œdème frontal du deuxième au quatrième jour, petites croûtes disparaissant en une dizaine de jours, et ni piscine, ni sauna, ni effort intense pendant environ deux semaines.
En l'absence d'incisions préalables, certains patients rapportent un peu moins de croûtes dans la zone receveuse. Chute entre la deuxième et la sixième semaine, repousse à partir du troisième-quatrième mois, résultat final apprécié à douze-dix-huit mois — comme pour toute greffe.
Risques et points de vigilance
La zone donneuse est limitée et ne se régénère pas. Chaque greffon prélevé est définitivement indisponible pour une future intervention : sur-prélever pour couvrir une grande surface en une seule séance peut ne rien laisser pour la chute encore à venir.
L'effluvium de choc — chute temporaire des cheveux existants autour de la zone greffée — est fréquent les premiers mois et se récupère généralement, mais pas toujours là où le cheveu était déjà miniaturisé.
Infection, saignement, œdème prolongé, engourdissement du cuir chevelu et folliculite sont des complications reconnues. Une mauvaise inclinaison ou une ligne frontale trop rectiligne donne un résultat qui se voit, et le corriger est plus difficile que de le réussir d'emblée.
Tous les greffons ne survivent pas ; une proportion ne repoussera pas. Le résultat s'apprécie sur douze à dix-huit mois, et une seconde intervention est fréquemment nécessaire ensuite — pour la densité ou parce que les cheveux natifs ont continué de s'affiner. Toute clinique promettant un taux de survie précis, ou proposant des « greffons illimités », décrit quelque chose qui n'existe pas.
Ces informations sont générales et éducatives. Seul un professionnel de santé qualifié peut déterminer si une intervention vous convient, après une évaluation individuelle comprenant vos antécédents médicaux et un examen.
Questions fréquentes
La DHI est-elle meilleure que la FUE ?
Aucune n'est supérieure en tout : ce sont deux modes d'implantation, le prélèvement étant identique. La DHI offre un contrôle plus fin là où la précision compte, comme une ligne frontale ou entre des cheveux existants. La FUE conventionnelle est plus pratique pour couvrir de grandes surfaces en une séance. Beaucoup de plans associent les deux.
Dois-je me raser la tête ?
La zone donneuse est tondue quelle que soit la technique, les follicules devant être visibles pour être prélevés. Raser ou non la zone receveuse dépend du plan : la DHI permet parfois d'implanter parmi des cheveux existants sans les raser, mais c'est une décision clinique liée à votre cas, non une garantie.
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